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La différence entre les besoins et les désirs (BC)

Matières: L'univers social, Sciences humaines

Lien vers le programme de sciences humaines de la Colombie-Britannique :
  • A1 – Exercer des compétences de réflexion critique, dont la comparaison, la classification, la déduction, l’imagination, la vérification, l’analogie, l’identification de liens, le résumé et la formulation de conclusions quant à un éventail de problèmes et de questions
Liens vers les nouvelles normes d’apprentissage :
  • Déterminer quels facteurs ont conduit à des décisions, à des actions et à des événements particuliers, et évaluer leurs effets à court et à long terme
  • Expliquer différents points de vue quant à des personnages, des lieux, des questions et des événements passés ou présents, et comparer les valeurs, les visions du monde ainsi que les croyances des cultures et des sociétés humaines à différentes époques et en différents lieux
Aperçu de la matière :

Les élèves discuteront des différences entre les besoins et les désirs dans le contexte des débuts de la traite des fourrures entre les Premières Nations et les Européens.

Temps requis pour mettre cette activité en oeuvre :

Une période de classe

Matériel requis :
  • Des copies de l’article « La traite des fourrures en Amérique du Nord ».
Stratégie suggérée pour mettre en oeuvre cette activité :
  • Commencez l’activité en demandant aux élèves d’identifier des matières ou articles qui ont poussé des peuples ou des pays à entreprendre des expéditions d’exploration ou de s’installer dans de nouvelles régions afin de les acquérir. Fournissez des exemples aux élèves pour les aider à se lancer 1) La route du sel a été établie afin d’exporter le sel vers d’autres pays. Le sel était utilisé pour conserver la nourriture. 2) L’Angleterre a établi les routes des épices vers l’Inde pour avoir des épices.
  • Faites une liste des suggestions de vos élèves et assurez-vous que le commerce des fourrures par les Premières Nations pour obtenir des biens figure sur la liste.
  • Une fois que la liste est terminée, formez des équipes de deux et demandez aux élèves de discuter et d’énumérer comment la traite des fourrures à aider le Canada à se peupler et à se développer.
  • Laissez quelques minutes aux équipes le temps qu’elles échangent sur la question et demandez-leur ensuite de partage leurs idées avec la classe.
  • Demandez-leur s’ils savent pourquoi les fourrures étaient tant recherchées. Laissez les élèves vous donner leurs réponses.
  • Remettez ensuite une copie de l’article suivant afin qu’ils en fassent la lecture : La traite des fourrures en Amérique du Nord.
  • Demandez-leur de cerner comment la traite des fourrures a à la fois aidé et nuit à la relation entre les Européens et les peuples des Premières Nations.
  • Portez leur attention sur le fait que cela a été causé par l’amour des Européens pour la mode et l’argent qui permettrait d’être généré.
  • Demandez-leur d’expliquer en quoi les comportements face à l’utilisation de la fourrure pour confectionner des vêtements ont changé et pourquoi ils ont changé
  • Demandez-leur d’expliquer la différence entre un BESOIN et un DÉSIR

Les besoins sont les choses dont nous ne pouvons absolument pas nous passer, comme la nourriture et un logis.
Les désirs sont les choses que nous aimerions avoir, mais si on ne les possède pas, nous pouvons survivre sans aucun problème. Les désirs sont des choses comme des jeans de marque, des jouets, etc.

  • Demandez aux élèves de lire à nouveau la liste des choses/articles que vous avez établie au début du cours, et d’identifier quels éléments sont des besoins et lesquels sont des désirs.
  • Demandez-leur d’expliquer pourquoi ils pensent qu’il est important que les gens connaissent la différence entre les besoins et les désirs.
  • Expliquez-leur qu’une personne qui est financièrement responsable saisit bien la différence entre les besoins et les désirs et utilise ainsi d’abord son argent pour subvenir à ses besoins avant de se procurer des « désirs ».
Évaluation :
  • Évaluer la discussion sur les besoins et les désirs, ainsi que les raisons pour lesquelles ils pensent qu’il est important, d’un point de vue financier, que les personnes sachent la différence.
Options à considérer :
  • Les élèves pourraient tenir un débat à savoir si la majorité des expéditions d’exploration étaient entreprises afin de répondre à des besoins ou des désirs.
Possible lien avec Programme à domicile :
  • Groupe d’âge 11 à 13 ans, sur le Web, « Besoins et désirs »
Occasion d’apprentissage supplémentaire :
  • Les élèves pourraient souligner les routes d’exploration découvertes ou empruntées principalement en raison de la traite des fourrures et décrire comment les fourrures étaient transportées en Europe.

 

La traite des fourrures en Amérique du Nord

La traite des fourrures (aussi appelé le commerce des fourrures) a joué un rôle important dans l’histoire de l’Amérique du Nord. Pendant près de 250 ans, du début du 17e siècle au milieu du 19e siècle, la traite des fourrures représentait un vaste commerce réalisé sur une terre sauvage et forestière

Les Européens, désireux d’être à la mode, ignoraient à l’époque qu’ils contribuaient au développement de notre pays.

Le chapeau en peau de castor était l’accessoire le plus à la mode. Les gens de partout en Europe voulaient ces chapeaux. Les tailleurs européens utilisaient la fourrure depuis plusieurs siècles pour confectionner des manteaux. En Europe, le castor était en voie d’extinction à cause de sa chasse excessive, et les nouvelles modes, comme les chapeaux, nécessitaient beaucoup de feutre fait en peau de castor.

De plus, durant les froides nuits d’hiver, sans chauffage central à l’époque, les gens se gardaient au chaud avec des couvertures de fourrures.Hat

Mais où trouvaient-ils les fourrures?

Les commerçants voyageaient partout en Amérique du Nord pour trouver de la fourrure de castor et répondre à la demande d’Europe. Ces commerçants empruntaient les cours d’eau parce qu’il existait peu de route à l’époque en Amérique du Nord. Ils ont cartographié les rivières et les lacs, ce qui a aidé au développement.
Les commerçants ont rencontré les Premières nations, qui tenaient à faire du commerce avec eux. On appelait ces commerçants des « coureurs des bois » et ils étaient amis avec les Premières nations.

Lorsque les cours d’eau gelaient l’hiver, ce qui rendait le transport impossible, les commerçants demeuraient souvent dans les villages amérindiens jusqu’au printemps. Ils ont non seulement appris les langues amérindiennes, mais aussi à survivre dans la nature sauvage.
Ils ont établi une interdépendance économique. Les commerçants avaient besoin de fourrures pour les vendre aux tailleurs européens, et les Amérindiens souhaitaient obtenir des biens pour augmenter leur qualité de vie.

Les Amérindiens savaient comment attraper les castors. Les commerçants amenaient des biens comme des hachettes, des bocaux, des chaussures, du tissu et des billes de verre, et les échangeaient contre des peaux de castor. Le coût de ses biens était déterminé en peaux de castor. Par exemple, un bocal = cinq peaux de castor, et une hachette = dix peaux de castor. Souvent, une longue négociation avait lieu pour déterminer le prix d’un bien.

La traite de la fourrure a établi les tendances relativement pacifiques dans les relations entre les Premières nations et les Européens en Amérique du Nord. Un aspect social central de cette entreprise économique était le grand nombre de mariages entre les commerçants et les Amérindiennes, ce qui a créé une société de traite de fourrure indigène formée d’un mélange de traditions et d’attitudes amérindiennes et européennes. La traite des fourrures répondait à un besoin et à un désir, pour les deux groupes.